L'ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC SEPT-ÎLES INC.

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L’OPÉRATION BELLES RIVES 2010-2011 DÉMARRE EN GRAND

Photo Johanne Martin Le Soleil




La première semaine de juillet 2010 a été marquée par le début officiel de l’Opération Belles Rives 2010-2011
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Une réunion d’information a été tenue au Club nautique le dimanche 4 juillet. Près de 40 riverains y ont participé. Monsieur Jacques Plamondon, responsable de l’opération et madame Chantal Leblanc de la CAPSA, experte conseillère pour l’opération ont exposé les grandes lignes du projet et les avantages d’y participer pour les riverains. Ils ont répondu aux questions de ces riverains qui au sortir de la réunion semblaient motivés à participer à la renaturalisation des rives de notre lac Voir présentation de la CAPSA lors de cette réunion.

Mercredi le 7 juillet, une rencontre de presse a permis de sensibiliser les médias à l’importance de l’Opération Belles Rives 2010-2011. Les représentants de tous les médias régionaux, Nouveau Martinet, Le Courrier de Portneuf, la TV communautaire de Saint-Raymond, Radio Hebdo Portneuf (internet) de même qu’une journaliste du SOLEIL ont pris connaissance de l’importance de cette opération. (voir communiqué de l’APLSI). Plusieurs personnalités étaient présentes, des représentants des députés provinciaux et fédéraux, de la Caisse populaire Saint-Raymond-Sainte-Catherine, de la CAPSA et de l’Association de protection de l’environnement du Lac Sergent. La représentation de la Ville de Saint-Raymond était bien présente : Monsieur le maire Rolland Dion, accompagné de trois conseillers (M. Jacquelin Genois, Mme Hélène Thiboutôt, M. Fernand Lirette) et du directeur du Service d’urbanisme, M. Pierre Désy. Voir articles du Soleil, du Courrier de Portneuf et du Martinet
Le Soleil http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201007/11/01-4297411-bandes-riveraines-du-lac-sept-iles-renaturalisation-majeure.php
Le Courrier de Portneuf http://www.courrierdeportneuf.com/index.asp?s=detail_actualite&ID=128967
Martinet http://www.impressionsborgia.com/images/Martinet%2013%20juillet%202010-web.pdf

Lors de son allocution, le Maire a rappelé toute l’importance que la Ville accorde à la protection de l’environnement, particulièrement au Lac Sept-Îles. Il a fait état des démarches récentes concernant la renaturalisation et la mise aux normes des installations septiques. M. Dion a aussi donné son appui total à l’opération Belles Rives 2010-2011 et a indiqué que l’APLSI et la Ville sont de véritables partenaires dans cette opération.

Le maire Rolland Dion a profité de l’occasion pour rappeler que la Ville adoptera, en 2012, à la suite de l’opération Belles Rives un règlement municipal obligeant la renaturalisation des rives dégradées, décapées ou artificielles. M. Dion s’est exprimé en ces termes : « le conseil municipal de Saint-Raymond, aux termes de ce programme volontaire de renaturalisation, a l’intention d’adopter un règlement afin d’obliger les propriétaires riverains à procéder à des travaux de renaturalisation de la bande riveraine, ceci afin de protéger cette richesse collective que représente le lac Sept-Îles pour l’ensemble des citoyens de Saint-Raymond. » (voir à ce sujet le communiqué de la Ville)

Sur le terrain, l’opération est aussi bien amorcée. Des bénévoles de l’APLSI ont commencé la visite de chaque riverain pour leur remettre une pochette d’information, répondre à leurs questions et leur indiquer la procédure d’inscription et les experts de la CAPSA ont de leur côté commencé à rencontrer.les premiers inscrits à l’opération.

Notons en terminant que, en date du 6 juillet, déjà 51 riverains se sont inscrits auprès de la CAPSA pour participer dès cet été à l’opération. Les experts de la CAPSA ont d’ailleurs commencé à les rencontrer pour les conseiller et établir avec eux leur plan de renaturalisation.

Il vous faut faire vite pour bénéficier de tous les avantages que vous offre l’Opération Belles Rives 2010-2011.
Car rappelez-vous, LES PREMIERS INSCRITS SERONT LES PREMIERS VISITÉS.

http://www.aplsi.com/Environnement/renaturalisation.html#operation.


DES CONFÉRENCES INTÉRESSANTES AU LAC SERGENT


L’Association pour la protection de l’environnement du Lac Sergent (APPELS) organise d’ici la fin de l’été deux conférences sur des sujets concernant l’environnement. Ces conférences sont ouvertes au public, l’entrée est gratuite et sont suivies d’une période de questions du public..

FAITS SAILLANTS de la conférence prononcée par M. Robert Lapalme à l’invitation de l’APPELS (Association pour la protection de l’environnement du Lac Sergent ) le 12 juillet 2010. M. Lapalme est consultant en écologie aquatique et auteur du livre :’’ Protéger et restaurer les lacs’’

M. Lapalme
après avoir rencontré les responsables de l’APPELS et de la municipalité du Lac Sergent et pris connaissance des travaux réalisés par ces organismes au cours des dernières années et a prononcé une conférence à la quelle assistait plus de 125 riverains du Lac Sergent. Il a présenté certains éléments théoriques et a soumis à l’assemblée ses premiers constats et une première ébauche de plan d’action.


QUELQUES ASPECTS THÉORIQUES :

Si l’on veut diminuer les algues et cyanobactéries il faut diminuer les nutriments, le phosphore et l’azote lessivés vers le lac de même que le réchauffement des eaux ( à titre d’exemple : une hausse de 10 degrés de la température de l’eau multiplie par 2 l’activité biologique et favorise l’apparition des algues). D’autre part il est constaté au Lac Sergent que depuis 10 ans le lac gèle un mois de moins en hiver et cela augmente la lumière sur les eaux et favorise l’apparition des algues.

Selon des études citées par M. Lapalme voici quelques données intéressantes :

Une forêt naturelle génère 9 kilogrammes de phosphore par kilomètre carré
Une forêt qui a été coupée en génère 13 kilogrammes par kilomètre carré
Un lac est capable d’absorber 0.02 milligramme de phosphore par litre d’eau
Les terres agricoles génèrent entre 20 à 65 kilogrammes de phosphore par kilomètre carré
Un terrain de golf 105 kilogrammes par kilomètre carré
Un milieu urbanisé 80 kilogrammes par kilomètre carré
Les ruisseaux et rivières 35 kilogrammes par kilomètre carré
Les castors avec leurs travaux 110 kilogrammes par kilomètre carré
Dix ( 10) grammes de savon génèrent 1000 grammes de phosphate
Il est crucial de protéger les milieux humides qui agissent comme filtre des eaux en plus de favoriser la biodiversité. Ce sont des abris, des lieux de reproduction et de nourriture pour de nombreux oiseaux et batraciens. M Lapalme suggère d’y interdire toute activité humaine et même de les entourer de bouées protectrices pour éviter toute pénétration par des embarcations.

Il mentionne que les algues, les plantes aquatiques, les microorganismes et bactéries se concurrencent pour composter le phosphore, mais que les microorganismes et bactéries sont les plus importantes pour composter le phosphore. Il faut donc privilégier ceux-ci.


CONSTATS ET PISTES DE SOLUTIONS


Pour lui le lac Sergent dans sa partie la moins profonde est à se transformer en marais et est envahi par le myriophylle à épi là ou sa profondeur est de moins de 2 mètres. Il ne conseille pas d’enlever le myriophylle qui sectionnée à tendance à se reproduire. Toutefois si cela cause une impossibilité à la navigation il a proposé des outils et une façon de faire pour les enlever.

La période d’anoxie (manque d’oxygène) dans la fosse du lac commence très tôt en été, les microorganismes épurateurs n’ont plus suffisamment d’oxygène pour composter les sédiments organiques. Les sédiments s’accumulent de façon accélérée.
Le manque d’oxygène à la surface des sédiments permet au phosphore contenu dans les sédiments de s’en échapper et de stimuler la croissance des plantes et des algues ailleurs dans le lac. Ainsi, en plus de recevoir de nouveaux apports en phosphore en provenance du bassin versant, le phosphore accumulé dans le lac participe à l’augmentation de la production des algues et des plantes

En ce qui concerne les îlots filtrants ceux-ci sont efficaces dans des petits étangs ou bassins, mais très peu pour un lac de bonne dimension.

Les feux de camp dans la bande riveraine sont à déconseiller, car les cendres génèrent entre 1% à 3% de phosphore. Sinon, établir un filtre entre le lac et le feu camp.

Il est aussi très important de faire une cartographie des sources d’érosion vers le lac et à ce niveau il mentionne l’importance d’établir des bassins de sédimentation pour les fossés le long des routes et des ruisseaux se déversant dans le lac. Des jardins fluviaux, installations relativement simples à installer sont à conseiller.

En ce qui concerne les fosses septiques, il reconnaît que ces installations ont des limites importantes et que les normes en vigueur ont été édictées il y a 30 ans pour des chalets isolés en forêt. Il conseille fortement qu’une végétation ou des arbres soient plantés entre le champ d’épuration et le lac.

Pour ce qui est des gazons entre un chalet et le lac il compare son effet à celui d’un pavage à l’asphalte en ce sens que l’eau de ruissellement s’y réchauffe avant d’entrer dans le lac. Selon lui on devrait trouver minimalement sur un terrain au moins un arbre au 25 mètres carré. Ceux-ci ont un effet filtrant et propagent de l’ombre évitant le réchauffement des eaux de ruissellement.

Il a pris connaissance des mesures et échantillonnages faits dans le lac par l’APPELS tout en les considérant adéquats, selon lui ceux-ci ne donnent aucun éclairage sur les sources d’où provient le phosphore. Il leur propose de faire des lectures dans les tributaires. À ce niveau aussi de surveiller et de contrôler la population des castors qui sont en forte croissance en raison de l’absence de prédateurs et de trappeurs.


ÉBAUCHE DE PLAN D’ACTION`

Contrôler la population des castors dans les tributaires
Gérer l’érosion (fossés le long des routes et ruisseaux se jetant dans le lac)
Interdire les embarcations dans les habitats fauniques et milieux humides
Lors de l’érection de nouvelles constructions ou de rénovations majeures de propriétés, établir des barrières temporaires à sédiment
Établir des règles d’urbanisme pour éviter l’érosion et l’apport supplémentaires de sédiments dans le cadre de projets de développement résidentiel.
Insuffler de l’oxygène dans la fosse du lac pour favoriser l’action des bactéries et microorganismes qui consomment le phosphore et en mesurer les effets.



Pour en savoir plus sur le plan d’action détaillé, vous pouvez contacter l’APPELS à l’adresse suivante : info@appels.ca

Jacques Plamondon 01/08/2010


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Mardi 27 juillet 2010 : Bateaux, réglementation, quels pouvoirs ont les villes?

Conférencier Me Jean-François Girard

Heure et endroit : 19h00 Au Centre Quatre Saisons (cuisinette) route 367

Me Jean-François Girard, du cabinet Dufresne, Hébert, Comeau Inc. est biologiste et avocat spécialisé en droit de l’environnement et en droit municipal. Il est également président du conseil d’administration du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE).


Lundi 9 août 2010 : Entretenir sa bande riveraine en jardinier paresseux

Conférencier Larry Hodgson

Heure et endroit : 19h30 Au club nautique du Lac Sergent

Venez rencontrer M. Larry Hodgson, nul autre que le jardinier paresseux, chroniqueur horticole, commentateur radio et auteur de nombreux ouvrages sur l’horticulture. Venez entendre la façon d’embellir votre bande riveraine sans trop de mal avec l’humour qui caractérise M. Hodgson.


Une plante envahissante au Lac Sept-Îles: Le lamier jaune

 Le lamier jaune, une plante envahissante, commence à faire des ravages au lac Sept-Îles. Si cette plante se trouve chez-vous, il faut l'arracher le plus tôt possible. Sinon, elle dominera sauvagement le contrôle de votre aménagement paysager. Attiré par son joli feuillage, il est tentant de la planter chez-soi. Mais sa résistance et sa capacité d'envahir les autres espèces la transforment rapidement en cauchemar...


 

 

Sur les flots bleu-vert de l'été
La crise des cyanobactéries a levé le voile sur le piètre état des lacs du sud du Québec et sur l’urgence de passer à l’action.
Par Jean Hamann
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