L'ASSOCIATION DES PROPRIÉTAIRES DU LAC SEPT-ÎLES INC.

PROBLÉMATIQUE ET ENJEUX


PROBLÉMATIQUE ET ENJEUX


Au début des années 2000, plusieurs lacs du Québec ont connu des périodes d’éclosion de cyanobactéries. La présence de ces algues bleues a grandement perturbé la vie des riverains de certains lacs allant de l’interdiction de la baignade à l’interdiction de boire l’eau des puits.

Conscients du risque que cela pouvait se produire ici au Lac Sept-Îles, le bureau de direction de l’Association des propriétaires du lac Sept-Îles (APLSI) adoptait en 2006, le plan d’action « Mon lac Sept-Îles …j’en prends soin» dont l’application devait s’étendre de 2007 à 2010.

Peu après l’adoption du plan d’action, le bureau de direction mandatait en 2007 les spécialistes de la Corporation pour la protection de la rivière Sainte-Anne (CAPSA) pour établir un bilan de santé des eaux de notre lac.

À l’hiver 2009, l’APLSI entreprenait la consultation de tous les résidants du lac Sept-Îles et du lac des Aulnaies sur leurs préoccupations concernant la qualité de notre environnement et sur leur adhésion aux mesures prévues au plan d’action.

LE PLAN D’ACTION
LE BILAN DE SANTÉ
LA CONSULTATION


LE PLAN D’ACTION « MON LAC SEPT-ÎLES …J’EN PRENDS SOIN»



Adopté à l’automne 2006, ce plan d’action comporte d’abord des mesures visant l’information et la sensibilisation des résidants sur les bonnes pratiques à adopter pour préserver la qualité des eaux du lac.

Le plan d’action identifie trois objectifs pour canaliser les efforts qui devront être déployés et suggère des moyens pour concrétiser les résultats attendus. Le plan et les actions retenues sont adaptés à l’évolution de la situation.

Les trois objectifs et les principales mesures qui leur sont rattachés sont :

1. Prévenir le développement des fleurs de cyanobactéries en réduisant l’apport en phosphore dans les eaux du Lac Sept-Îles en établissant d’abord un état de santé du lac, puis par des mesures sur la renaturalisation des rives, sur la conformité des installations septiques, sur l’élimination de l’utilisation des engrais chimiques et biologiques ainsi que sur l’information et la sensibilisation des résidants à l’utilisation des produits de lessive sans phosphate, et sur les bons comportements pour l’environnement à adopter dans leur vie quotidienne.

2. Assurer un meilleur contrôle de l’utilisation du plan d’eau par des mesures concernant l’endroit de mise à l’eau, le lavage des embarcations avant leur mise à l’eau ainsi que sur les limites de vitesse et le type d’embarcations qui circulent sur le lac.

3. Développer un plan de communication permanent à propos de la vie communautaire et la protection de l’environnement au Lac Sept-Îles visant particulièrement les nouveaux arrivants et la collaboration de la municipalité de Saint-Raymond.

Les résultats escomptés de ce plan d’action reposent sur l’implication et la participation de tous les résidants du Lac, sur une collaboration soutenue de la Ville de Saint-Raymond et sur le support de ressources spécialisées dont celles de la CAPSA. Pour consulter le plan d’action, cliquer ici.


LE BILAN DE SANTÉ DES EAUX DU LAC SEPT-ÎLES



Aidée par une subvention de la Ville de Saint-Raymond, l’APLSI confiait à la CAPSA (Corporation pour la protection de la rivière Sainte-Anne) l’analyse scientifique de l’état la qualité des eaux du lac Sept-Îles. Déposé en mars 2008, le bilan de santé intitulé « La diagnose écologique sommaire du lac Sept-Îles ». Le rapport concluait que le lac était rendu dans sa phase intermédiaire de vieillissement dite mésotrophe et qu’il était encore temps mais urgent d’agir. .

Plus précisément le rapport montrait du doigt l’activité humaine comme cause favorisant ce vieillissement dans ces termes: « À la lumière des résultats obtenus, il apparaît que le lac Sept-Îles (incluant le lac des Aulnaies) vit depuis plusieurs années déjà les perturbations liées à l’utilisation résidentielle de ses rives. Le déboisement de la bande riveraine (94% habitée, dont 60% sans végétation notable), la tendance au réchauffement de l’eau, l’absence d’oxygène dans les eaux profondes ainsi que le taux de phosphore observé en période de retournement (…) sont les principaux éléments observés nous permettant d’avancer que le Lac Sept-Îles opère actuellement des changements importants au sein de sa balance écologique et dont il faut tenir compte dès aujourd’hui. »

De plus, la CAPSA formulait des recommandations dont les plus importantes peuvent être résumées ainsi :

1. Afin d’améliorer les connaissances sur les variations annuelles ou saisonnières du la Sept-Îles, il est recommandé de poursuivre sur une base régulière le suivi des paramètres de la présente étude sur au moins l’une des trois fosses du lac Sept-Îles et d’adhérer au réseau de surveillance volontaire des lacs de villégiature du Québec (MDDEP).

2. Afin de minimiser les surcharges en apport de phosphore en provenance des installations septiques, il est recommandé de s’assurer de la mise aux normes de celles qui sont déficientes ou susceptibles de l’être, d’assurer une opération de vidange périodique ou saisonnière et hivernale pour le secteur des îles. Il est aussi recommandé de favoriser l’utilisation de produits nettoyants domestiques sans phosphate et rapidement biodégradables.

3. Afin de limiter le transport des sédiments et de nutriments par ruissellement et par l’érosion des rives, il est recommandé de dépiter les zones érosives importantes (ou sol à nu) directement présentes sur les ives du lac et favoriser la réalisation d’un programme de revégétalisation des rives, accessible à tous les riverains en utilisant les espèces arbustives indigènes.

4. Accentuer les démarches de sensibilisation en ce qui a trait à l’utilisation de la rive en limitant l’utilisation d’engrais et de compost dans la bande riveraine, en évitant la tonte de gazon dans cette bande et le déversement de cette tonte dans le lac, ainsi qu’en ne permettant qu’une ouverture visuelle de 5 mètres avec accès perpendiculaire au lac.

5. Afin de minimiser l’impact de transport de sédiments et de nutriments en provenance du bassin versant, il est recommandé de veiller à l’entretien et au drainage approprié des fossés du réseau routier et de minimiser l’utilisation d’abrasifs tels que le sable et les sels de déglaçage.

6. Favoriser une régie saine des embarcations nautiques et de leur circulation sur le plan d’eau en privilégiant des zones désignées à protéger (zones peu profondes qui favorisent le brassage de sédiments et en utilisant un débarcadère commun.

Vous pouvez consulter le rapport complet de la CAPSA en cliquant ici.


Un bilan plus récent

De plus, depuis la parution de ce rapport, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec confirmait l’apparition de fleurs de cyanobactéries (ALGUES BLEUES), à l’automne 2007 et également à l’automne 2008, ce qui appuie la présence de conditions qui favorisent le vieillissement accéléré de notre lac.

Enfin, les spécialistes de la CAPSA continuent à surveiller la santé des eaux du lac. Le bilan le plus récent fait l’objet d’un article dans L’Alouette de 2010 page 43. Les principales conclusions sont les suivantes : « En résumé, nous observons que le la Sept-Îles semble se maintenir au sein des mêmes variables d’une année à l’autre depuis 2002. Cependant, tel qu’il est inscrit dans la conclusion de la diagnose écologique sommaire de 2007, les concentrations d’oxygène et les degrés de température marquent des tendances jamais connues depuis les 30 dernières années. … Le lac Sept-Îles ne présente donc pas de situation alarmante en ce qui concerne son état de santé, mais démontre toutefois quelques signes dont il faut se méfier. »

Et la CAPSA de conclure : « Il demeure primordial de préserver la qualité de l’eau qu’offre le lac Sept-Îles actuellement. Selon les paramètres analysés, il semblerait que l’un des meilleurs cheval de bataille pour protéger cette qualité consisterait au maintien de la fraîcheur du lac et de son milieu environnant. À la portée de tous et participant à de nombreux autres bienfaits pour le lac, la végétation des bandes riveraines par des arbres et des arbustes demeure sans conteste le meilleur moyen de contribuer à cette fraîcheur ambiante. »


LA CONSULTATION DES RÉSIDANTS



Mesurer la compréhension des enjeux liés à la protection de l’environnement et des eaux du Lac Sept-Îles et l’adhésion des résidants aux mesures proposées au plan d’action triennal intitulé « Mon lac Sept-Îles…j’en prends soin », tels étaient les objectifs poursuivis par la consultation que l’APLSI décidait de mettre de l’avant à l’hiver 2009. Près de 450 questionnaires étaient expédiés aux propriétaires résidants du Lac Sept-Îles à la fin du mois de janvier. À la mi-mars, 274 résidants avaient retourné le questionnaire complété avec plusieurs commentaires, représentant un taux de réponse de 61.9%. Ce taux de réponse est très supérieur à ce qui est habituellement observé pour une opération du genre.

Les réponses fournies confirment que la grande majorité des résidants sont inquiets de la détérioration qu’ils constatent, et qu’ils ont compris les solutions pour ralentir le vieillissement de notre plan d’eau et qu’une grande majorité est en accord avec les mesures du plan d’action, comprenant celles qui nécessitent l’adoption d’une réglementation appropriée par la Ville de Saint-Raymond.

Le rapport de consultation a été déposé à la Ville de Saint-Raymond lors de la séance du conseil municipal du 1er juin. À cette occasion, le maire a déclaré qu’il était sensibilisé aux problèmes environnementaux vécus par les résidants et qu’il souhaitait que la collaboration entre la Ville et l’APLSI se poursuive par l’adoption d’actions communes.

Plus précisément, les résultats de la consultation permettent de constater que :

· Une forte inquiétude s’est installée chez les résidants quant à l’avenir de la qualité de l’environnement et des eaux du lac. La dégradation qu’ils constatent les inquiète de façon importante et leur fait craindre tant pour la réputation du lac Sept-Îles que pour la valeur de leur propriété. Ils jugent aussi que les activités de baignade ou nautiques pourraient être compromises.

· Ces dangers, ils les attribuent principalement au mauvais fonctionnement des installations septiques, à l’utilisation d’engrais près des rives, au déboisement intempestif qu’ils constatent devant plusieurs résidences tout autant qu’à la vitesse et aux vagues des bateaux qui circulent en eaux peu profondes ou trop près des rives.

· Cette appréhension de l’urgence d’agir a d’ailleurs poussé une très grande majorité à signifier par leurs réponses une ferme intention d’adopter des mesures correctrices qui vont dans le sens des mesures préconisées dans le plan d’action, tel que le reboisement des rives, l’utilisation de produits sans phosphate, l’interdiction de l’utilisation d’engrais ou l’adoption de comportements respectueux de l’environnement lors de la conduite de leur embarcation.

· Toutefois, ils sont tout aussi conscients que l’ampleur des mesures de redressement nécessaires exige bien plus qu’un effort collectif volontaire et que, au-delà d’actions individuelles, seule l’adoption de règlements municipaux peut garantir, par souci d’équité et d’efficacité, la qualité de l’environnement et des eaux qu’ils souhaitent. Ils appuient donc, à plus de 80%, l’adoption d’une réglementation appropriée avec la mise en place de moyens adéquats pour assurer son application.

Pour consulter la présentation résumée le rapport complet de cette consultation, cliquez ici

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